Thomas Pradier est auteur-compositeur-interprète. Il développe un univers pop/folk en français, nourri à la fois par ses influences anglo-saxonnes — le Velvet Underground, les guitares lumineuses, les mélodies entêtantes — et par une sensibilité résolument française, intime et légèrement nostalgique, dans la lignée d’Alain Souchon.
Sur scène comme sur disque, Thomas joue volontiers les pierrots pop-art : dingue sous le doux, âme fêlée sous sa mèche sage, dévoilant une fragilité qui devient force artistique.
Il bénéficie également de la bénédiction d’Étienne Daho, qui a partagé et salué sa reprise sur l’album, témoignant de son regard bienveillant sur son univers.
Ses textes portent cette vulnérabilité touchante, parfois désarmante, ils explorent cette zone de décalage où espoirs et doutes se mêlent. De là naît un regard lucide — parfois douloureux — mais aussi une douceur nouvelle, une forme de sérénité qui apparaît lorsqu’on accepte enfin qui l’on est.
Avec « Tout passe », Thomas poursuit ce chemin intérieur. Enregistré à la maison, à la croisée des chemins, ce 3ème album prend la forme d’un cahier intime, d’une feuille de route, le tracé d’un artiste à la veille de nouveaux horizons qui l’amènent vers d’autres sentiers — ailleurs, peut-être plus loin. Ce disque marque une étape, un passage, un moment suspendu où l’écriture devient boussole.
Musicalement, Thomas privilégie un son organique et direct, la respiration naturelle des instruments, capturant l’instant plutôt que la perfection. Cette approche lui permet de préserver une authenticité rare et ouvre un espace où chacun peut projeter sa propre émotion.
Musicien aguerri, Thomas s’est forgé une solide expérience scénique. Il a parcouru le monde aux côtés de Laure Briard et Julien Barbagallo (Tame Impala, Aquaserge), et on a pu le voir au sein du groupe post-punk Cathedrale. À ce jour, il a donné plus d’une soixantaine de concerts et partagé la scène avec des artistes tels que Cate Le Bon, Kevin Morby, Fishbach ou encore Dick Annegarn. Autant d’expériences qui nourrissent aujourd’hui sa présence scénique et sa manière d’aborder la création collective.